Les voitures sans conducteur ne relèvent plus de la science-fiction. Aux États-Unis, elles pourraient même devenir un levier majeur de santé publique dans les années à venir.
Selon des projections récentes, leur déploiement progressif pourrait éviter plus d’un million de blessures sur les routes d’ici 2035.
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Une perspective qui change la manière de penser la sécurité routière.
Des routes toujours dangereuses malgré les progrès
Les accidents de la route restent l’un des fléaux les plus persistants.
Chaque jour, ils font plus de 120 morts aux États-Unis. À cela s’ajoutent des millions de blessés, avec des conséquences humaines, sociales et économiques lourdes.
En 2022, plus de 2,6 millions de passages aux urgences ont été enregistrés à la suite d’accidents de la circulation.
Au-delà du drame individuel, l’impact collectif est colossal : dépenses médicales, pertes de productivité, vies brisées.
Le coût total dépasse les centaines de milliards de dollars par an.
L’erreur humaine, principal facteur de risque
Si ces chiffres restent si élevés, c’est parce que la majorité des accidents sont évitables. Fatigue, inattention, alcool ou stupéfiants : l’erreur humaine est au cœur du problème.
C’est là que les véhicules autonomes entrent en jeu. En supprimant, ou en réduisant fortement, l’intervention humaine, ils promettent une conduite plus régulière, plus prévisible, et potentiellement bien plus sûre.
Des premiers retours d’expérience montrent déjà des écarts marquants entre conduite humaine et automatisée.
Ce que les véhicules autonomes pourraient changer
- Réduction drastique des collisions liées à l’inattention
- Diminution des accidents dus à l’alcool ou aux drogues
- Meilleure anticipation des situations à risque
- Conduite plus fluide et respect constant des règles
Des projections chiffrées sur dix ans
Pour mesurer cet impact, des chercheurs ont analysé plus d’une décennie de données d’accidents aux États-Unis, puis projeté différents scénarios jusqu’en 2035.

Deux variables ont été centrales : la part de kilomètres parcourus par des véhicules autonomes et leur niveau de sécurité par rapport à un conducteur humain.
Plusieurs hypothèses ont été testées, allant d’une adoption très limitée à un usage plus massif, combinées à des gains de sécurité modérés ou élevés.
Même dans une configuration prudente, avec seulement 1 % des kilomètres parcourus et un avantage sécuritaire modéré, des dizaines de milliers de blessures pourraient être évitées.
Une technologie encore jeune, mais déjà porteuse d’espoir
L’enthousiasme reste mesuré. Les données à long terme manquent encore, et la majorité des véhicules autonomes circulent aujourd’hui dans des zones bien spécifiques, souvent urbaines.
Les chercheurs soulignent aussi l’importance d’analyser les performances sur autoroute, où surviennent les accidents les plus graves.
Pour les usagers, l’idée fait son chemin.
Une transformation progressive mais structurante
Les voitures autonomes ne feront pas disparaître les accidents du jour au lendemain. Leur impact dépendra de leur adoption réelle, de leur encadrement réglementaire et de la confiance du public.
Mais une chose est sûre : même une intégration partielle pourrait déjà sauver des milliers de vies et alléger considérablement la pression sur les systèmes de santé.
À mesure que les données s’affineront et que la technologie gagnera en maturité, la sécurité routière pourrait bien devenir l’un des premiers bénéfices concrets de l’automatisation.
Une révolution discrète, mais potentiellement décisive.



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