15 fonctions cachées de NotebookLM qui te font gagner du temps (et évitent les boulettes)

Interface NotebookLM sur ordinateur avec réponses sourcées et documents ouverts

NotebookLM, c’est le truc de Google qui te laisse “parler” à tes propres documents. Tu balances des PDF, des Google Docs, des pages web, même des vidéos YouTube, et tu poses tes questions. La différence avec une IA généraliste? Les réponses restent collées à tes sources, avec des citations cliquables. Résultat, tu limites les délires et tu retrouves vite d’où sort chaque info.

Le truc, c’est que la plupart des gens s’arrêtent au mode “résume-moi ce rapport”. Alors que l’outil cache une vraie boîte à outils pour bosser, apprendre, préparer des réunions, et même produire un audio façon mini-podcast. Je te liste 15 usages vraiment pratiques, regroupés en 5 blocs. Avec des exemples concrets, et aussi le revers de la médaille, parce que tout n’est pas magique.

Réponses sourcées: la fin des “je crois que”

La fonction la plus sous-estimée, c’est la réponse ancrée dans tes sources, avec citations cliquables. Tu poses une question, NotebookLM te répond, et tu peux ouvrir l’extrait exact du document. Pour une équipe noyée sous des politiques internes, des contrats, des comptes rendus, c’est un gros changement. Tu ne “crois” plus qu’un point est dans le PDF, tu le vois.

Exemple simple: tu as 6 versions d’une procédure (SOP) et un mail qui contredit tout. Tu mets tout dans un notebook et tu demandes: “Quelle est la version la plus récente de la règle X, et où est-ce écrit?”. L’outil te renvoie une réponse et tu cliques sur les passages. Tu gagnes un temps bête sur les allers-retours “tu l’as vu où?”.

Autre usage: préparer une note ou un email sans te retaper 40 pages. NotebookLM peut clarifier un concept, extraire les points clés d’un rapport, et t’aider à structurer une proposition, toujours sur la base de ce que tu as fourni. Ça ne remplace pas ton jugement, mais ça accélère la phase “je retrouve les éléments”. Sur une journée, ça peut faire la différence.

La nuance: si tes sources sont bancales, l’outil sera bancal. Il peut réduire les hallucinations parce qu’il reste dans ton périmètre, mais il ne corrige pas une erreur présente dans un document. Et si tu oublies de charger la pièce essentielle, tu risques de conclure trop vite. Moralité: la rigueur documentaire reste ton problème, pas le sien.

Flashcards et quiz: réviser sans s’endormir

NotebookLM a un mode apprentissage qui va plus loin que le résumé: flashcards et quiz générés à partir de tes documents. Tu uploades un cours, un rapport, une doc technique, et tu cliques pour obtenir des cartes question-réponse. C’est basique, mais efficace, parce que tu passes en mode rappel actif au lieu de relire en boucle.

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Le quiz, lui, peut sortir des QCM en quelques minutes sur le contenu du notebook. Typiquement, tu as un rapport de 80 pages et tu veux vérifier que tu as pigé les points structurants: définitions, chiffres, arguments, limites. Tu te fais une série de questions, tu réponds, tu vois où tu bloques. C’est le genre de truc qui rend une révision plus “sportive”.

Dans un contexte pro, c’est aussi une arme pour l’onboarding. Tu prends des RFC, des docs d’archi, des guides internes, et tu construis un petit parcours: flashcards sur les acronymes, quiz sur les process, puis questions libres sur les cas limites. Un manager que j’appellerai Marc me disait qu’il en avait marre de répondre 20 fois à la même question. Là, tu centralises, tu testes, tu avances.

Le revers: si ton document est mal structuré, le quiz peut tourner au questionnaire scolaire inutile, du style “recopie la phrase 3”. Et si tu apprends un sujet où l’interprétation compte, tu dois compléter avec de la discussion humaine. L’outil te fait gagner du temps sur la mémorisation et la compréhension, mais il ne remplace pas l’esprit critique.

Mémoire de réunions: interroge tes anciens comptes rendus

Un usage très concret: la “mémoire” de réunions. Si tu enregistres déjà tes meetings via un outil de transcription ou un preneur de notes, tu peux importer cet historique dans NotebookLM. Après, au lieu de fouiller 15 transcripts, tu poses une question ciblée: “Quand a-t-on décidé de repousser la release, et pour quelles raisons?”. Tu récupères une réponse sourcée.

Ça marche aussi pour le suivi d’actions. Tu peux demander: “Quelles tâches ont été attribuées à l’équipe data sur les trois dernières réunions?” ou “Quel est le dernier état de la discussion sur la politique de confidentialité?”. Dans des boîtes où tout se décide à l’oral, ça évite les débats sans fin du style “non, on n’a jamais dit ça”. Tu peux pointer l’extrait.

Pour les entretiens, même logique. NotebookLM peut servir de station d’enquête: tu mets tes notes d’interview, des bios, des articles, et tu demandes de dégager des thèmes, des contradictions, des questions de relance. Pas pour inventer, pour organiser. Si tu dois préparer une interview de 45 minutes, ça te donne une grille et des angles sans te perdre dans tes onglets.

La nuance importante: la qualité de la transcription et des notes conditionne tout. Une réunion mal captée, des noms mal reconnus, et tu obtiens des réponses floues. Et puis il y a la question de la sensibilité: tu dois être à l’aise avec le fait d’uploader ces contenus. Google dit que les données des notebooks restent privées et ne sont pas utilisées pour entraîner les modèles, mais ça ne dispense pas de suivre les règles de ton organisation.

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Performance review et finances: utile, mais à manier serré

NotebookLM a un côté très “back-office” que peu de gens imaginent. Exemple: les évaluations de performance. Tu crées un notebook par salarié, tu y mets les feedbacks, objectifs, bilans, et au moment de la revue suivante tu peux revisiter les points forts, repérer des tendances, et comparer avec la période précédente. Tu ne repars pas de zéro, tu travailles sur une base traçable.

C’est particulièrement pratique quand tu dois justifier une évolution: promotion, plan de progression, changement de scope. Tu peux demander: “Quels thèmes reviennent le plus souvent dans les feedbacks depuis 12 mois?” ou “Quels objectifs ont été atteints, et sur quels éléments c’est documenté?”. Ça ne fait pas le manager à ta place, mais ça t’évite le syndrome du dernier mois, quand tu ne te souviens que du récent.

Autre usage, plus sensible: le “reality check” financier. Si tu es à l’aise, tu peux analyser des relevés bancaires, des dépenses de carte, des déclarations d’impôts, sur plusieurs années, pour faire ressortir des tendances. Typiquement: “Quels abonnements reviennent chaque mois?”, “Quelle part de mes dépenses part en transport?”, “Quels pics apparaissent en fin d’année?”. Tu obtiens des insights sans tableur compliqué.

Mais là, je mets un gros panneau attention. Même si Google affirme ne pas accéder, partager ou utiliser ces données pour l’entraînement, ça reste des documents ultra personnels. Et une IA peut te donner une lecture trompeuse si tes sources sont incomplètes ou si les libellés sont ambigus. Pour des décisions financières, tu vérifies, tu recoupes, tu gardes la main. Sinon tu risques de te raconter une histoire bien propre… et fausse.

Reading list, agenda, audio: NotebookLM devient ton copilote

NotebookLM peut aussi jouer le rôle de reading list “augmentée”. Tu crées un notebook “Reading List”, tu ajoutes des URLs, et tu vois le texte des articles dans un format simplifié. Après, tu peux demander: “Quel était l’article sur New York que j’ai sauvegardé?” ou “Donne-moi les takeaways du papier sur la privacy que j’ai ajouté l’autre jour”. Tu interroges ta pile de lecture au lieu de la subir.

Le gain est clair si tu accumules 30 liens par semaine et que tu n’en lis que 5. Tu peux demander un résumé des articles ajoutés sur les sept derniers jours, ou une synthèse par thème. Tu transformes ton cimetière d’onglets en base de connaissance personnelle. Et comme tu restes sur tes sources, tu gardes un fil: ce que tu as choisi de lire, pas ce que l’algorithme te pousse.

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Il y a aussi le mode “compagnon de calendrier”. L’idée: tu uploades tes notes, tes docs de réunion, tes rapports, et NotebookLM t’aide à préparer la journée, puis à faire un récap en fin de journée avec une to-do list. C’est moins spectaculaire que du chatbot, mais très utile pour structurer. Tu peux lui demander de préparer des points de discussion, ou de sortir les éléments à ne pas oublier avant un call.

Et pour finir, le côté créatif: l’Audio Overview, une sorte de mini-podcast basé sur tes matériaux. Tu peux t’en servir pour écouter un dossier pendant un trajet, ou pour tester un script. Ça ne remplace pas une vraie prod audio, mais ça te donne une version “à l’oreille” de ton contenu. On verra bien si ça devient un standard pour les étudiants et les équipes qui bossent en mobilité.

À retenir

  • NotebookLM répond à partir de tes documents et affiche des citations cliquables.
  • Flashcards et quiz transforment un PDF lourd en outil de révision efficace.
  • Importe des transcripts pour interroger tes décisions passées sans fouiller partout.

Questions fréquentes

NotebookLM est-il plus fiable qu’une IA généraliste ?

Il est souvent plus fiable sur un sujet donné parce qu’il s’appuie sur les sources que tu lui fournis et qu’il affiche des citations cliquables. Ça réduit le risque d’inventer des “faits” sortis de nulle part. Mais si tes documents sont incomplets ou erronés, il peut quand même te guider vers une mauvaise conclusion, donc vérification obligatoire.

Quels types de fichiers NotebookLM peut-il utiliser ?

NotebookLM est conçu pour fonctionner avec des sources que tu importes dans un notebook, comme des PDF, des documents et présentations, des pages web, et aussi des contenus comme des vidéos YouTube ou des fichiers audio selon les options disponibles. L’idée reste la même: tu construis une base de sources limitée, puis tu poses des questions sur ce périmètre.

Est-ce que NotebookLM peut aider à préparer une réunion ?

Oui. Tu peux importer tes notes, rapports et documents de contexte, puis lui demander une liste de points à aborder, des questions à poser, ou une synthèse des décisions déjà prises. En fin de journée, il peut aussi aider à produire un récap et une to-do list à partir de tes notes, ce qui évite d’oublier des actions.

Antonin est journaliste spécialisé dans l’économie, les entreprises et les dynamiques du monde professionnel. Après quelques années passées en tant que responsable communication au sein d’un grand groupe industriel, il a choisi de mettre son expérience au service de l’information.

Habitué à décrypter les stratégies, les innovations et les transformations qui animent le tissu économique français, Antonin s’attache à rendre compréhensibles des sujets souvent perçus comme complexes.