Le salaire minimum en France évolue à nouveau. À partir du 1er janvier 2026, le Smic bénéficiera d’une revalorisation modérée, visant à protéger le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes.
Une hausse de 1,18 % pour débuter l’année
Après une augmentation anticipée de 2 % en novembre 2024, le Smic n’avait pas été revu au 1er janvier 2025.
Cette fois, le gouvernement a fixé la hausse à 1,18 %, sur la base des travaux des partenaires sociaux et d’un groupe d’experts réunis en décembre dernier.
Le calcul de cette revalorisation repose sur deux critères principaux : l’inflation et l’évolution des salaires.
L’inflation, mesurée pour les 20 % de ménages les plus modestes, a été de 0,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025.
De leur côté, les salaires horaires de base des ouvriers et employés ont augmenté de 2 % sur la même période, tandis que les prix ont progressé de 0,8 %, générant un gain de pouvoir d’achat de 1,19 %.
La moitié de ce gain, soit 0,595 %, est intégrée dans le calcul final.
Quels sont les nouveaux montants ?
Concrètement, le Smic passe à :
- Smic horaire brut : 12,02 € (contre 11,88 €)
- Smic mensuel brut pour un temps plein : 1 823,03 € (contre 1 801,80 €)
- Smic mensuel net : 1 443,11 €
Cette revalorisation s’applique dans toute la France métropolitaine et les départements et collectivités d’outre-mer, avec des ajustements spécifiques pour Mayotte.
Des spécificités pour l’Outre-mer
À Mayotte, le Smic atteindra 87,5 % du Smic net métropolitain. Il passera ainsi de 8,98 € à 9,33 € brut de l’heure, soit un salaire mensuel brut de 1 415,05 € pour un temps plein, ce qui représente une hausse de 3,9 %.
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Le minimum garanti également ajusté
Le minimum garanti, utilisé comme référence pour certains avantages en nature et allocations, sera porté à 4,25 € en 2026, contre 4,22 € auparavant.
Il est important de noter que le Smic peut être revu en cours d’année si l’inflation dépasse 2 % par rapport à l’indice précédent.
Cette clause protège les salariés contre une flambée soudaine des prix.
Une revalorisation modérée mais nécessaire
Si cette hausse de 1,18 % peut sembler timide, elle illustre la volonté de maintenir un filet de sécurité pour les travailleurs à bas revenus, tout en restant en phase avec l’inflation et l’évolution des salaires.
Pour beaucoup, c’est un rappel que chaque centime compte dans un contexte économique où le coût de la vie reste une préoccupation quotidienne.



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