La France suspend une liste de 22 fruits et 13 légumes à l’importation à cause de présence de résidus de pesticides jugés trop dangereux pour la santé humaine et l’environnement

La France suspend une liste de 22 fruits et 13 légumes à l'importation à cause de présence de résidus de pesticides jugés trop dangereux pour la santé humaine et l’environnement

La France passe à l’action pour protéger la santé des consommateurs et soutenir ses agriculteurs.

Depuis le 7 janvier 2026, l’importation et la mise sur le marché de certains fruits, légumes et céréales traités avec des substances interdites dans l’Union européenne sont suspendues.

 

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Une décision qui repose sur un principe simple : pas de double standard entre ce qui est autorisé pour les producteurs européens et ce qui arrive dans les rayons français.

Une mesure de sauvegarde face aux substances dangereuses

Cinq substances sont visées par cette interdiction : un herbicide, le glufosinate, et quatre fongicides : mancozèbe, thiophanate méthyl, carbendazime et bénomyl.

La liste des denrées concernées est vaste : agrumes (oranges, citrons, pamplemousses), pommes, poires, cerises, tomates, aubergines, choux de Bruxelles, ainsi que céréales comme le blé, l’orge et le seigle.

Les opérateurs devront s’assurer que leurs produits ne contiennent pas de résidus de ces substances, sous le contrôle des autorités, avec des contrôles renforcés prévus pour garantir la sécurité alimentaire.

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Alternatives françaises et européennes

Pour les consommateurs et les professionnels, des alternatives existent :

  • Agrumes : oranges, citrons et mandarines provenant d’Espagne, d’Italie ou du Portugal.
  • Pommes et poires : production française abondante, notamment en Normandie, Alsace et Sud-Ouest.
  • Cerises, pêches et abricots : cultures françaises et italiennes disponibles de saison.
  • Tomates, aubergines, choux de Bruxelles : légumes de saison cultivés en France ou en Espagne.
  • Céréales (blé, orge, avoine, seigle) : production européenne largement suffisante pour répondre à la demande locale.

Ces alternatives permettent aux consommateurs de continuer à manger varié et aux restaurateurs et distributeurs de maintenir leur offre sans compromettre la sécurité sanitaire.

Une action en cohérence avec le droit européen

Cette décision s’inscrit dans une logique de cohérence : la France avait déjà appliqué des mesures similaires pour le thiaclopride en 2024 ou le diméthoate en 2016, avant que l’Union européenne ne généralise ces interdictions.

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, souligne :

Les produits que nous chassons par la porte, en raison des substances avec lesquelles ils sont traités, ne doivent pas revenir par la fenêtre. Cet arrêté met fin à une situation de « deux poids, deux mesures » et assainit les rayons.Annie, 48 ans, ministre de l’Agriculture

Serge Papin, ministre chargé du Commerce et du Pouvoir d’achat, ajoute :

Si ces substances ont été interdites en France et en Europe, c’est pour protéger les consommateurs. Nos agriculteurs, eux, ont fait l’effort de respecter la réglementation. Il est juste que les importations fassent de même.Serge, 61 ans, ministre du Commerce

Un impact direct sur la santé et le marché agricole

Pour les producteurs européens, cette décision met fin à une distorsion de concurrence : ils étaient jusqu’ici les seuls à devoir se passer de ces substances pour traiter leurs cultures.

Je constate que les consommateurs sont prêts à privilégier les produits français. Pour moi, c’est une opportunité de valoriser des légumes cultivés sans produits chimiques interdits.André, 42 ans, maraîcher bio

Pour les consommateurs, c’est un gage de sécurité alimentaire renforcée et un encouragement à consommer davantage de produits locaux et de saison.

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Vers une harmonisation européenne

La France appelle la Commission européenne à élargir cette logique à d’autres substances interdites et à aligner les règles d’importation sur celles appliquées localement.

L’objectif : un marché alimentaire plus sûr et plus équitable dans toute l’Union.

Cette mesure montre que protéger la santé publique et garantir l’équité entre producteurs ne peut pas attendre.

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Antonin est journaliste spécialisé dans l’économie, les entreprises et les dynamiques du monde professionnel. Après quelques années passées en tant que responsable communication au sein d’un grand groupe industriel, il a choisi de mettre son expérience au service de l’information.

Habitué à décrypter les stratégies, les innovations et les transformations qui animent le tissu économique français, Antonin s’attache à rendre compréhensibles des sujets souvent perçus comme complexes.

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