Les embouteillages font désormais partie intégrante du paysage urbain.
Temps de trajet rallongés, vitesses en baisse, pics de circulation difficiles à anticiper… Selon le dernier baromètre publié par TomTom, spécialiste mondial de la cartographie et des données de trafic, la pression sur les routes urbaines ne faiblit pas. Bien au contraire.
Une congestion en hausse partout dans le monde
Dans son Traffic Index 2026, TomTom dresse un constat clair : en 2025, la congestion routière mondiale a nettement progressé.
The 15th edition of TomTom’s Traffic Index is live. 🚦🌍
See how traffic really moved in 2025 — powered by the world’s most trusted traffic data.
Compare cities, countries and global trends shaping mobility today.
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— TomTom (@TomTom) January 21, 2026
Pour la première fois, l’entreprise a calculé un niveau global de congestion à partir des vitesses relevées sur des milliards de kilomètres parcourus chaque jour par des systèmes de navigation.
Certaines villes concentrent des situations extrêmes. Mexico, Bangalore ou Dublin figurent parmi les métropoles les plus congestionnées au monde.
À Lima, un automobiliste effectuant un trajet quotidien de 10 km aux heures de pointe a perdu en moyenne plus de 180 heures sur l’année.

La France face à une réalité contrastée
À l’échelle nationale, la France s’en sort relativement mieux que certains voisins européens, grâce à un réseau routier dense. Mais la tendance reste à la hausse.
Sur les 29 villes françaises analysées par TomTom, la congestion moyenne progresse légèrement par rapport à 2024.
Ce chiffre global masque toutefois de fortes disparités :
- Paris enregistre une baisse de son indice de congestion.
- Toulon est la seule ville où le temps de trajet moyen diminue.
- Grenoble, Rouen, Brest et Nice affichent également une amélioration.
- Dans la majorité des autres villes, la congestion s’aggrave.
Lyon et Nancy, deux visages de la saturation urbaine
En 2025, Lyon devient la ville la plus embouteillée de France selon TomTom. Aux heures de pointe, la congestion y atteint des niveaux très élevés, surtout en soirée.

Sur un trajet type de 10 km effectué matin et soir, un automobiliste lyonnais a perdu plus de 121 heures en un an à cause des ralentissements.
À Nancy, ce sont les vitesses moyennes qui inquiètent : avec à peine 19 km/h, la ville affiche la circulation la plus lente du pays, en grande partie faute de voies rapides intra-urbaines.
Des bouchons moins liés au nombre de voitures
Un paradoxe ressort nettement des données TomTom : dans de nombreuses métropoles françaises, la part de la voiture dans les déplacements baisse depuis plus de dix ans. Pourtant, les embouteillages persistent, voire s’intensifient.
La raison est souvent structurelle. Réduction des vitesses, zones à trafic limité, voies réservées ou travaux urbains modifient profondément la circulation.
Ces choix, pensés pour améliorer la sécurité et le cadre de vie, entraînent mécaniquement une baisse des vitesses moyennes, y compris lorsque la circulation est fluide.
Des données clés pour repenser la mobilité
Pour TomTom, ces chiffres vont bien au-delà de la frustration des automobilistes. La congestion augmente les émissions polluantes, la consommation de carburant et pèse sur la productivité économique des villes.
Elle devient aussi un enjeu majeur d’attractivité territoriale.
L’analyse des données de trafic permet désormais aux collectivités de mieux comprendre les flux réels et d’agir plus finement : gestion intelligente des infrastructures, anticipation des pics liés aux départs en vacances ou aux longs week-ends, coordination des politiques de mobilité.
Analyse
Le baromètre TomTom montre que la congestion n’est plus seulement une question de routes ou de volume de véhicules.
Elle est devenue un enjeu d’exploitation et de pilotage des flux.
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À mesure que les villes se transforment, la capacité à comprendre et à anticiper les déplacements pourrait bien devenir l’un des leviers les plus stratégiques pour rendre la ville plus vivable.





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