Cérémonie emblématique du Japon, le Kagami Biraki fascine par son mélange unique de rituels ancestraux et de symboles profonds.
Chaque début d’année, cette tradition rassemble les pratiquants d’arts martiaux autour d’un moment solennel, empreint de respect et de convivialité.
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Entre gestes codifiés, partage de mets symboliques et quête d’harmonie, le Kagami Biraki incarne un véritable renouveau spirituel et collectif.
Découvrir ses origines, ses significations et ses rituels, c’est plonger au cœur d’une célébration qui unit passé et présent, et qui continue d’inspirer les dojos du monde entier en 2025.
Origines historiques et signification du Kagami Biraki
Le Kagami Biraki, littéralement « ouverture du miroir », puise ses racines dans les traditions des samouraïs, qui, avant les batailles, brisaient le couvercle d’un tonneau de saké pour sceller l’unité du groupe.
Jag hade jättekul på Stockholms SAKE-festival! Det roligaste var kagami biraki – att slå sönder locket för att öppna en Sake-tunna, vilket symboliserar harmoni och nyskapande. Ett fint sätt att dela japansk kultur på och skåla för lycka och välgång! pic.twitter.com/vIqowUgh89
— Japans Ambassadör i Sverige (@japanisverige) May 12, 2025
Cette cérémonie, adoptée par Jigoro Kano au Kodokan en 1884, marque aujourd’hui le premier entraînement de l’année dans de nombreux dojos de judo.

Le miroir, symbole central, incarne la pureté et l’introspection dans la culture japonaise, invitant chacun à la sincérité envers soi-même.
Initialement célébré le 20 janvier, le Kagami Biraki a été déplacé au 11 janvier en hommage à la mémoire du shogun Tokugawa Iemitsu, perpétuant ainsi un rituel d’harmonie et de renouveau collectif.
Symboles et rituels de la cérémonie
Au cœur du Kagami Biraki, plusieurs objets rituels prennent une dimension symbolique forte.
Kagami Biraki is a traditional Japanese ceremony typically held on January 11 to mark the end of New Year’s celebrations in the Kanto region. The broken Kagami-mochi (round rice cakes) is then shared and eaten to pray for health and good fortune in the coming year. #kagamibiraki pic.twitter.com/hxIKYTRbia
— YOKOHAMA NIPPON MARU official (@nipponmaru1930) January 11, 2026
Le kagami mochi, composé de deux galettes de riz superposées, évoque l’équilibre entre passé et avenir, tandis que le miroir sacré rappelle la quête de pureté et d’honnêteté.
Le maillet en bois, utilisé pour briser le mochi ou le couvercle du tonneau de saké, incarne la force qui ouvre la voie au renouveau.
Le partage du saké, issu du tonneau brisé, scelle l’unité du groupe et la purification des esprits.
Enfin, la soupe de haricots rouges (shiruko), dégustée collectivement, symbolise la protection contre les mauvais esprits et renforce la cohésion entre pratiquants, illustrant l’esprit d’ouverture et d’harmonie propre à la tradition.
Dimension spirituelle, sociale et philosophique
Bien au-delà d’un simple rituel, le Kagami Biraki incarne la dimension spirituelle et philosophique du judo, en lien direct avec l’éthique du Bushido.
Le miroir, symbole de vérité intérieure, invite chaque judoka à l’introspection et à la recherche d’harmonie entre corps et esprit.
Japanese traditional celemony Kagami Biraki #DroidKaigi pic.twitter.com/siYYPSObkD
— Daiki Matsudate (@d_date) September 14, 2023
Cette quête de sincérité et de pureté, essentielle à la voie martiale, se transmet lors de la cérémonie, où anciens et débutants partagent un moment d’égalité et de fraternité.
Le Kagami Biraki renforce ainsi la cohésion du groupe, tout en rappelant l’engagement individuel et collectif nécessaire à la progression.
Par ce rituel, l’héritage des arts martiaux japonais se perpétue, ancrant les valeurs de respect, d’entraide et de dépassement de soi au cœur de la pratique.






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