Le Japon célèbre pour la 141e année consécutive cette fête traditionnelle qui consiste à briser un tonneau de saké en mangeant des mochis

Le Japon célèbre pour la 141e année consécutive cette fête traditionnelle qui consiste à briser un tonneau de saké en mangeant des mochis

Cérémonie emblématique du Japon, le Kagami Biraki fascine par son mélange unique de rituels ancestraux et de symboles profonds.

Chaque début d’année, cette tradition rassemble les pratiquants d’arts martiaux autour d’un moment solennel, empreint de respect et de convivialité.

Entre gestes codifiés, partage de mets symboliques et quête d’harmonie, le Kagami Biraki incarne un véritable renouveau spirituel et collectif.

Découvrir ses origines, ses significations et ses rituels, c’est plonger au cœur d’une célébration qui unit passé et présent, et qui continue d’inspirer les dojos du monde entier en 2025.

Origines historiques et signification du Kagami Biraki

Le Kagami Biraki, littéralement « ouverture du miroir », puise ses racines dans les traditions des samouraïs, qui, avant les batailles, brisaient le couvercle d’un tonneau de saké pour sceller l’unité du groupe.

Cette cérémonie, adoptée par Jigoro Kano au Kodokan en 1884, marque aujourd’hui le premier entraînement de l’année dans de nombreux dojos de judo.

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Jigoro Kano (1860‑1938), fondateur du judo moderne, a intégré le Kagami Biraki au Kodokan en 1884, faisant de cette cérémonie un moment central du début d’année dans les dojos.

Le miroir, symbole central, incarne la pureté et l’introspection dans la culture japonaise, invitant chacun à la sincérité envers soi-même.

Initialement célébré le 20 janvier, le Kagami Biraki a été déplacé au 11 janvier en hommage à la mémoire du shogun Tokugawa Iemitsu, perpétuant ainsi un rituel d’harmonie et de renouveau collectif.

Symboles et rituels de la cérémonie

Au cœur du Kagami Biraki, plusieurs objets rituels prennent une dimension symbolique forte.

Le kagami mochi, composé de deux galettes de riz superposées, évoque l’équilibre entre passé et avenir, tandis que le miroir sacré rappelle la quête de pureté et d’honnêteté.

Le maillet en bois, utilisé pour briser le mochi ou le couvercle du tonneau de saké, incarne la force qui ouvre la voie au renouveau.

Le partage du saké, issu du tonneau brisé, scelle l’unité du groupe et la purification des esprits.

Enfin, la soupe de haricots rouges (shiruko), dégustée collectivement, symbolise la protection contre les mauvais esprits et renforce la cohésion entre pratiquants, illustrant l’esprit d’ouverture et d’harmonie propre à la tradition.

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Dimension spirituelle, sociale et philosophique

Bien au-delà d’un simple rituel, le Kagami Biraki incarne la dimension spirituelle et philosophique du judo, en lien direct avec l’éthique du Bushido.

Le miroir, symbole de vérité intérieure, invite chaque judoka à l’introspection et à la recherche d’harmonie entre corps et esprit.

Cette quête de sincérité et de pureté, essentielle à la voie martiale, se transmet lors de la cérémonie, où anciens et débutants partagent un moment d’égalité et de fraternité.

Le Kagami Biraki me permet de faire une pause et de réfléchir à mon engagement. C’est un moment où l’on repart sur des bases saines, autant physiquement que mentalement.Marine, 27 ans, judokate amateur

Le Kagami Biraki renforce ainsi la cohésion du groupe, tout en rappelant l’engagement individuel et collectif nécessaire à la progression.

Par ce rituel, l’héritage des arts martiaux japonais se perpétue, ancrant les valeurs de respect, d’entraide et de dépassement de soi au cœur de la pratique.

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Clémence est rédactrice indépendante, spécialisée dans les sujets de société, d’environnement et de culture contemporaine. Diplômée d’un master en journalisme, elle a collaboré avec plusieurs médias en ligne avant de rejoindre l’équipe éditoriale du site Redac.info.

Curieuse du monde qui l’entoure, Clémence explore au quotidien les thèmes qui façonnent notre époque : transformations sociales, enjeux écologiques, initiatives citoyennes, découvertes culturelles ou encore évolutions du travail.

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