Alors que l’inflation reprend des couleurs après une accalmie en début d’année, les Français continuent de mettre de l’argent de côté à un rythme soutenu.
En 2025, le taux d’épargne atteint des niveaux historiques, signe d’une prudence renforcée face à l’incertitude économique.
Mais derrière cette moyenne rassurante, se cache une fracture territoriale : les habitants des métropoles épargnent plus de 70 % que ceux des zones rurales.
Une épargne solide mais inégalement répartie
En moyenne, chaque Français met de côté 5 650 € par an, soit environ 213 € par mois. Une discipline financière notable :
- 67 % des épargnants mettent de l’argent de côté régulièrement
- 77 % ont automatisé leurs versements
- 18 % épargnent plus de 500 € chaque mois
Certaines régions affichent une ancienneté encore plus marquée dans la pratique de l’épargne : la Bourgogne-Franche-Comté (21 mois), le Centre-Val de Loire (22 mois) et les DOM-TOM (24 mois) montrent une stabilité qui reflète une culture financière installée.
Les volumes cumulés par région confirment cette dynamique :
- Île-de-France : 1 950 M€
- Auvergne-Rhône-Alpes : 950 M€
- PACA : 520 M€
Métropoles vs ruralité : une fracture de plus de 70 %
L’étude menée par Green-Got, fintech française spécialisée dans la finance responsable, révèle un écart saisissant entre zones urbaines et rurales.
Les habitants des grandes villes mettent en moyenne :
| Indicateur | Métropoles | Ruralité | Écart |
|---|---|---|---|
| Épargne totale moyenne | 7 173 € | 4 155 € | +73 % |
| Épargne mensuelle moyenne | 267 € | 151 € | +72 % |
Cette différence ne s’explique pas uniquement par les revenus.
Les comportements financiers jouent un rôle majeur : adoption des outils numériques, régularité des versements et automatisation plus fréquente dans les villes, versus pratiques irrégulières en zones rurales.
Certaines régions illustrent parfaitement cette disparité :
- Plus performantes : Île-de-France (7 500 €), Auvergne-Rhône-Alpes (6 800 €), PACA (5 500 €)
- Moins performantes : Centre-Val de Loire (4 200 €), Bourgogne-Franche-Comté (4 300 €), Normandie (4 600 €)
La saisonnalité de l’épargne varie également selon les territoires : janvier domine en Île-de-France et Occitanie, avril-juin en Bretagne et PACA, septembre en Auvergne-Rhône-Alpes, et décembre dans les Hauts-de-France.
L’automatisation, levier clé pour réduire les écarts
Le facteur déterminant reste l’automatisation des versements :
- Métropoles : 81,65 %
- Moyenne nationale : 77 %
- Ruralité : 51,15 %
Un écart de 30 points suffit à expliquer la majorité des différences observées. Là où l’épargne est automatisée, elle devient plus régulière, moins sensible aux fluctuations saisonnières et mieux protégée contre l’inflation.
Une tendance qui en dit long sur la prudence des Français
Malgré la pression des prix, les Français font preuve d’une discipline financière remarquable.
Le taux d’épargne des Français au plus haut
Entre le traumatisme de l’inflation, la faible hausse de salaires et la multiplication des incertitudes, les Français ont toutes les raisons d’épargner. Le taux d’épargne a encore grimpé, atteignant près de 19%.
🎙️ Thomas Sasportas pic.twitter.com/uDI3DON6aj
— Good Morning Business (@goodmorning_biz) June 19, 2025
Mais l’écart entre zones urbaines et rurales souligne que l’accès aux outils modernes et aux bonnes pratiques n’est pas universel.
Des initiatives comme celles de Green-Got, qui facilitent l’automatisation de l’épargne et proposent des solutions responsables, montrent qu’il est possible de réduire cette fracture tout en orientant son argent vers des projets durables.
Dans un contexte où l’inflation progresse (+1,4 % en novembre 2025), cette capacité à épargner reste un atout crucial.
La France démontre ainsi qu’elle peut protéger ses ménages tout en préparant l’avenir, mais la question de l’égalité d’accès aux outils financiers modernes reste centrale.





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