Depuis le 27 décembre 2025, certaines lignes de tramway françaises expérimentent un nouveau dispositif : des caméras frontales embarquées sur les véhicules.
L’objectif ? Renforcer la sécurité des passagers et des conducteurs face aux incidents sur les voies, souvent causés par des collisions avec des véhicules ou des piétons.
Voir cette publication sur Instagram
Elle s’inscrit dans le cadre de la loi n° 2025-379 du 28 avril 2025, adoptée pour améliorer la sûreté dans les transports publics.
Des chiffres qui inquiètent
Le réseau de tramway français dessert 30 agglomérations et a transporté 1,2 milliard de voyageurs en 2024. Malgré la fluidité globale, l’insertion des tramways dans un trafic urbain dense entraîne des risques notables.
Ces incidents mettent en lumière l’importance d’outils permettant de prévenir les accidents et de former les conducteurs de manière plus efficace.
Les caméras frontales devraient fournir une documentation précise des événements et aider à mieux comprendre les situations à risque.
Comment fonctionne ce dispositif ?
L’expérimentation encadre strictement l’usage des caméras :
- Angle de captation limité à 60° pour protéger la vie privée des riverains.
- Images utilisées uniquement pour l’analyse des accidents et la formation des conducteurs.
- Conservation des données encadrée et pseudonymisation des enregistrements.
- Information du public sur l’existence de ces dispositifs.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et le Conseil d’État ont validé ces mesures, garantissant un équilibre entre sécurité et respect des libertés individuelles.
Une expérimentation pour améliorer la formation et la prévention
Les images collectées permettront aux opérateurs de transport de former les conducteurs sur des situations réelles, d’analyser les zones à risque et de tester différentes mesures préventives.
L’objectif est clair : réduire le nombre d’accidents et améliorer la sécurité sans nuire à la vie privée des citoyens.
À l’issue de l’expérimentation, un bilan sera transmis au Parlement avant le 28 décembre 2027. Il servira à évaluer l’efficacité de ces caméras et à décider de leur éventuelle généralisation sur l’ensemble du réseau.
Entre technologie et présence humaine
Selon Philippe Tabarot, ministre des Transports, ce dispositif complète déjà les caméras-piétons des agents de contrôle mises en service le 19 décembre 2025.
La prochaine étape envisagée est de renforcer le rôle des agents de sûreté ferroviaire (Suge) sur le terrain, combinant surveillance humaine et outils technologiques pour une sécurité maximale.
Voir cette publication sur Instagram
En combinant formation, analyse de données et surveillance ciblée, la France explore une approche innovante pour protéger les millions d’usagers qui empruntent quotidiennement ses tramways.
Cette expérimentation pourrait servir de modèle pour d’autres villes européennes confrontées aux mêmes enjeux de sécurité urbaine.





Leave a reply